La situation politique en Belgique (Juillet 2011)

Pré-requis: La connaissance du modèle des Valeurs Dynamiques ou Spirale Dynamique est un pré-requis pour la compréhension globale des articles de la rubrique: “La vie en couleurs dynamiques”. Voir “A propos de 3ème Oeil“.

La problématique actuelle en Belgique est un véritable noeud construit sur un historique complexe, des intérêts politiques, une bonne dose de démagogie, des positions rigides et des aspirations pour le pays très différentes. Néanmoins, nous retrouvons des éléments d’incohérence très caractéristiques et compréhensible facilement avec le modèle des Valeurs Dynamiques (ou Spirale Dynamique).

Partie 1 : Le contexte de fond

Il s’agît, avant tout, d’un problème de territoire. Bruxelles est-elle flamande car partie de la Flandre ? ou francophone car majoritairement occupée par des Francophones ? Est-elle une région à part entière ? Sommes-nous Flamands, Wallons ou Belge ? Quid de la Belgique ?

La dispute sur la notion de territoire et la recherche d’une identité individuelle propre désigne très clairement un “mème” ROUGE.

Ce “mème” ROUGE est d’autant plus accentué par:

- peu de MAUVE: une faible solidarité au niveau national ainsi qu’une faible sensation d’appartenance à une même communauté (la Belgique).

- beaucoup de ROUGE: une vision historique renforçant le rapport Dominant-Dominé entre les régions. Les wallons expliquent que pendant tout une époque, c’est eux (accessoirement leurs parents et grands parents) qui ont tiré le pays en avant et trainé la Flandres. Les flamands expliquent, quant à eux, que c’est eux, aujourd’hui, qui tirent le pays en avant et doivent trainer la Wallonie. Il y a donc toujours un gagnant, un perdant et une dépendance entre les 2.

- un manque fort de BLEU, dans le sens où le fédéral semble de moins en moins puissant par rapport aux régions et où chaque partie souhaite avancer ses propres règles mais ne semblent pas régie par des règles absolues provenant de plus haut. Dans une cour d’école, quand des enfants ne savent pas se mettre d’accord, il y a un adulte pour trancher et faire fonctionner le tout. Le manque de pouvoir du Roi dans ce type de situation correspond au manque d’un adulte dans la cour d’école pour instaurer un cadre (BLEU), dont le rôle premier est de pacifier les relations.

Partie 2 : La situation sur la forme

Le processus de décision en Belgique est très orienté sur le compromis et le consensus. Nous parlons alors ici d’un “mème” VERT. La décision doit être acceptée de tous, sous peine de ne jamais être prise. Pour rappel, un processus de décision par consensus n’est efficace que pour des petits groupes sur des situations peu complexes. Nous observons bien ici, l’inefficacité totale de ce processus de décision dans ce type de situation.

Partie 3 : L’incohérence d’une tentative de solution issue d’un « mème » trop haut par rapport au « mème » dans lequel le problème s’est créé

Le problème étant, avant tout, au niveau du “mème” ROUGE, et le processus de résolution étant issu du “mème” VERT, il n’est pas étonnant que cela ne fonctionne pas. Tout d’abord, la situation est très lourde (le poids du groupe et de la non décision), chaque changement de direction ou non accord est pris comme un profond manque de respect des parties, et un affront au bien être collectif, les intérêts séparatistes (et donc individuels) sont montrés du doigt.

L’harmonie ne peut donc pas être apportée par un processus VERT sur une problématique non résolue dans le ROUGE.

Par ailleurs, l’échec du processus VERT (frustration, colère, etc…) ne fait que renforcer le ROUGE.

Les relations doivent avant tout être pacifiées avec du BLEU. La re-création d’une appartenance collective et d’une stratégie commune (la Belgique), semble alors nécessaire. A défaut, ce sont les règles du système ROUGE qui dominent: “La loi du plus fort et du plus tenace”.

Partie 4: Quelques idées d’options pour sortir du problème

La Belgique dispose de plusieurs options très différentes et plus ou moins réalistes:

- changer sa constitution pour stopper les compromis en cours et imposer une direction pour la Belgique (BLEU). Ce qui semble inconcevable, de part l’attachement du pays au compromis.

- d’accepter la séparation pour que chacun puisse se reconstruire dans une logique indépendante (ROUGE puis BLEU) et à terme développer de l’inter-dépendance (ORANGE). Ce qui semble inconcevable pour, au moins, la moitié du pays et la communauté internationale.

- d’ouvrir un référendum vers la population (ORANGE), mais qui nécessite également un changement de constitution. Ce qui pourrait relancer le processus démocratique aui est aujourd’hui totalement pris en otage par les partis politiques (Particratie).

- forcer la suite des négociations (VERT) en excluant les parties séparatistes (ROUGE). Donc du faux VERT, qui provoquera une réaction inversement proportionnelle de la part des exclus. Le ROUGE le prendrait comme un manque de respect et une demi-victoire car y verait une justification à sa position. “J’ai bien raison de vouloir mon indépendance puisque les autres sont incapables de fonctionner avec moi”. Il pourrait alors se radicaliser encore plus. Cette situation est dangeureusement plus probable car semble se produire au moment de l’écriture de cet article.

- un changement de paradigme avec un basculement vers le « mème » JAUNE

Partie 5 : Invitation à proposer des scénarii colorés ou à commenter ce regard de la situation en Belgique

A vous…

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